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Publié le 07 février 2024 Mis à jour le 07 février 2024
La question de l'attachement à des lieux suscite toutes sortes de réactions mais peu trouvent les mots justes ou la bonne attitude par rapport à ces émotions. Déjà, les personnes plus libérales s'y refusent, préférant se dire citoyens du monde n'éprouvant que peu de lien avec là où ils vivent. Une posture qui semble plus ouverte mais qui nie donc même la notion d'attachement. Ainsi, cette approche a mené à la destruction de lieux, d'arbres et d'autres afin de faire place à du neuf, se mettant à dos bien des gens. Sans compter que l'esprit nomade, dans un monde où le voyage a des répercussions polluantes, peut être questionné à sa base.
À l'inverse, les plus conservateurs aiment parler des racines, de l'ancrage dans sa localité. Sauf que de cette vision émane le rejet de tout ce qui ne proviendrait pas originellement de son milieu. Cela vient donc avec une haine pour ces "oiseaux" qui se perchent sur les branches de l'arbre national vues comme des intrus. Le régime nazi avait d'ailleurs employé régulièrement cette image. Certains ont proposé alors des analogies plus inclusives comme les rivières ou les cours d'eau qui bougent et se mélangent.
Et si on utilisait le simple verbe "aimer" pour parler de ces lieux de la petite enfance ou de l'âge adulte? Cela fonctionnerait très bien et pourrait intégrer, selon la philosophe Joëlle Zask, toute l'idée du merveilleux vrai. C'est-à-dire la fascination et la curiosité pour les espèces vivantes d'un environnement ou pour les souvenirs et histoires d'un bâtiment qui nous a marqués.
Durée : 17min50
Photo : diego_cervo / DepositPhotos