Faciliter l’accès aux Grandes Écoles de Commerce
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Publié le 09 avril 2024 Mis à jour le 11 avril 2024
Notre monde est rempli de paradoxes et le plus évident est celui de la richesse. Alors que le monde a vécu depuis le début de la décennie 2020, la crise sanitaire du coronavirus et l'inflation liée, entre autres, aux conflits mondiaux, le nombre de milliardaires a augmenté.
Pas de beaucoup et très peu, voir pas, de gens "lambdas" en font partie. On réalise, quand on analyse la caste des ultrariches, que 40% d'entre eux sont des héritiers et les autres ont, en général, profité du lancement d'une nouvelle technologie comme Bill Gates ou Jeff Bezos.
Or, ces milliardaires qui ne paient pratiquement pas un sou d'impôt ont un effet considérable sur la politique et les démocraties occidentales. Des études ont montré qu'autant en Allemagne qu'aux États-Unis, la plupart des lois souhaitées par les classes moins riches de la population sont rejetées alors que celles des ultrariches sont presque toutes votées et mises en place. Comment cela s'explique-t-il?
Avec tant d'argent, ces personnes fortunées savent comment arriver à leurs fins. Cela peut passer par la corruption pure et simple mais le plus souvent, ils agiront en faisant du chantage à l'emploi si une législation venait à être plus sévère envers eux. Ils vont régulièrement jouer les mécènes aussi et menacer de retirer leurs billes dans des organismes, des musées, des clubs et autres si les instances publiques refusent leurs demandes.
Voilà peut-être pourquoi l'ancien président américain Jimmy Carter avait déclaré en 2015 dans une entrevue que son pays était maintenant une oligarchie bien plus qu'une démocratie. Certes, le peuple moins fortuné a encore une majorité de voix mais elle se fait constamment écraser. Qui plus est, les grandes fortunes achètent de plus en plus de médias, étouffant les possibles critiques sur les paradis fiscaux ou autres. La question de la réduction des inégalités est donc au cœur même de la survie démocratique.
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