Publié le 06 octobre 2025Mis à jour le 08 octobre 2025
Reconnaître les effets de jugement des autres
Se méfier de nos biais
Ce n’est pas une surprise, nous jugeons constamment les personnes qui nous entourent. Que ce soit à l’école ou dans nos milieux de travail, chacun pourra pour toutes sortes de raisons juger l’autre. Toutefois, notre jugement est loin d’être parfait. Il est parasité par des biais cognitifs, bien connus des spécialistes.
Dans cette capsule, cette spécialiste s’intéresse à deux phénomènes liés : l’effet de halo et le biais de confirmation.
Le premier s’explique par le fait que nous avons tendance à extrapoler une impression d’une personne pour la juger dans son entièreté. Ainsi, un collègue ou un élève réalisant une allocution splendide devant les autres donnera une sensation de compétence dans tout ce qu’il fait alors que sa force ne réside vraisemblablement que dans la communication. À l’inverse, un retardataire laissera un goût de paresse menant à l’idée qu’il est bon dans rien alors que, peut-être, il n’a que des problèmes de gestion du temps.
Par conséquent, le biais de confirmation va souvent jouer par la suite. C’est-à-dire que les directions ou les professeurs vont ignorer les aspects négatifs de ceux qu’ils voient très positivement. L’inverse est donc aussi vrai ; les caractéristiques positives pourront être omises au profit des défauts.
Pour éviter de tomber dans ces pièges, il faut tout d’abord interroger le terreau de nos jugements sur chaque individu. Il vaut mieux en outre s’en tenir aux faits concrets plutôt que les ressentis.
Enfin, pour cerner des profils de coéquipiers ou d’apprenants, il est préférable d’analyser les compétences individuellement afin d’avoir un portrait plus juste des autres.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
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