La cyberformation dans l’enseignement supérieur - Synthèse de l’OCDE***
Les principales conclusions, documentées dans sept recherches étendues de l’OCDE et de ses partenaires entre 2003 et 2005, sont synthétisées dans ce document.
Publié le 11 décembre 2025 Mis à jour le 11 décembre 2025
Une cohorte de 33 560 adultes âgés de 62 ans en moyenne, en bonne santé, dont l'activité physique allait de presque sédentaires (moins de 3,000 pas par jour) à un maximum de 8,000 pas par jour, avec une moyenne autour de 5,000 pas, a été mobilisée aux fins de cette étude publiée dans Annals of Internal Medicine en octobre 2025.
L’étude s’est déroulée sur une période de deux ans où les données ont été recueillies. Pendant trois à sept jours, chacun des 33 000 participants a porté au poignet un accéléromètre qui enregistrait son activité physique.
Tous les participants avaient un niveau d’activité physique sous-optimal, c’était un critère de sélection. Ils ont été divisés en quatre groupes, selon la durée de leurs périodes d'activité physique :
Et ce sans égard au nombre de périodes qu'ils effectuaient. Les participants sédentaires comptaient moins de 5 000 pas par jour et les participants peu actifs comptaient entre 5 000 et 8 000 pas par jour. Tous les participants à l'étude ont enregistré moins de 8 000 pas par jour.
Environ 9 ans et demi de suivi après la période de mesures, les chercheurs ont constaté que les personnes qui avaient marché par périodes de 15 minutes ou plus avaient le risque le plus faible de mourir, tandis que celles qui avaient marché par périodes de moins de cinq minutes présentaient le risque le plus élevé. Dans le délai de ces 9 ans et demi, 735 décès et 3,119 accidents cardio-vasculaires ont été enregistrés. Si l'âge moyen des participants à l'étude était de 62 ans au départ, cet âge moyen était autour de de 71 à la fin.
Ces données ont permis aux chercheurs de constater que ceux qui accumulaient la plupart de leurs pas quotidiens lors de séances plus longues présentaient un risque de mortalité et de maladies cardiovasculaires (MCV) nettement plus faible que ceux qui accumulaient la plupart de leurs pas quotidiens lors de séances plus courtes.
Les personnes qui marchaient pendant des périodes plus longues présentaient également un risque moindre de maladie cardiaque, ce risque augmentant à mesure que la durée de la marche diminuait. En somme pour des personnes peu actives (activité sous-optimale), plus la durée de l'activité physique est longue, meilleurs sont les résultats pour les différents paramètres de santé analysés.
En fait, le corps s’adapte au cours d’un exercice, mais les changements physiologiques prennent un peu de temps : augmentation de la pression sanguine, de la température, sécrétion d’hormones, etc. Cela pourrait expliquer pourquoi les personnes qui ont marché pendant moins de cinq minutes n'ont pas constaté d'améliorations très importantes. Ça prend plus de 5 minutes pour que la température corporelle augmente.
Les chercheurs ont aussi constaté que le lien entre des périodes de marche plus longues et un risque moindre de décès prématuré et de maladie cardiaque était plus notable chez les participants sédentaires.
Une activité physique, même modérée, vaut toujours mieux que rien. Particulièrement pour les personnes très sédentaires, augmenter son niveau d’activité est une des meilleures recomandations à suivre, surtout en parvenant à atteindre ou dépasser une durée de 15 minutes.
Illustration : Shuterstock 1175832427
Références
Step Accumulation Patterns and Risk for Cardiovascular Events and Mortality Among Suboptimally Active Adults - Borja del Pozo Cruz, PhD, Matthew Ahmadi, PhD, Angelo Sabag, PhD, Pedro F. Saint Maurice, PhD et all. - Annals of Internal Medicine
https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/ANNALS-25-01547
When it comes to walking for health, longer is better, study suggests - Lindsey Leake
https://www.nbcnews.com/health/health-news/comes-walking-health-longer-better-study-suggests-rcna240095