Vacances ! C'est le temps de se re-créer, certains diront «se ressourcer», retrouver quelque chose qui s’est perdu ou a été négligé, comme sa famille, ses amis ou un intérêt personnel qui ne cadre pas dans une activité professionnelle. Même si le travail peut apporter son lot de satisfactions, il demeure toujours la pression de la nécessité ou du résultat qui ne se relâche jamais. De son coté le loisir est en soi une activité auto-satisfaisante, rien ni personne n’y oblige.
Ceux qui travaillent dans le monde du loisir n’ont pas la même perception de l’activité que ceux qui en profitent. Pour eux la satisfaction est la même que celle des autres travailleurs, celle du travail bien fait, celle de rencontres intéressantes, de clients satisfaits et d’un revenu décent. L'activité en elle-même peut toujours apporter une satisfaction, mais pour leurs loisirs, ils choisissent autre chose.
Le plaisir de faire quelque chose sans contrainte, d’exercer ses capacités, d’atteindre un but sans autre signification (parce que la montagne est là *), de jouer en équipe, de provoquer des effets pour le seul plaisir esthétique ou social, ces activités apportent une satisfaction qui ne dépend de personne d’autre que de ceux qui choisissent de s’y commettre. Certains se rappellent le temps béni de leurs études et vont suivre une classe de maître, une école d'été, une immersion technique, un cours de plongée, question d’apprendre ou de faire quelque chose, de rencontrer des gens passionnés, sans visée professionnelle ou mercantile.
Créer, socialiser, partager... ce rêve d'un société affranchie est à notre portée. Intelligence artificielle et robots peuvent amener la semaine de 12 heures de travail si on les mobilise en ce sens. Ne reste qu’à développer notre créativité.
Bel été !
Denys Lamontagne - [email protected]
* Phrase attribuée à Malory en réponse à un journaliste qui lui demandait l’intérêt d’atteindre le sommet de l’Everest.
Illustration : evabenal AI -Pixabay