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Publié le 25 novembre 2024 Mis à jour le 28 novembre 2024
Nous avons longtemps été abreuvés à la propagande du 19e siècle sur la question des hommes préhistoriques. Ceux-ci étaient vus presque comme des animaux violents et barbares. Une façon de regarder de haut, comme bien d’autres dans l’histoire, les humains de l’époque. Cette image a forgé une immense partie des représentations d’homme du paléolithique. Pourtant, la recherche et les connaissances contemporaines tendent à torpiller cette vision.
Marylène Pathous-Mathis, interrogée ici dans l’émission « Les idées larges » de Arte, explicite ce que les archéologues et spécialistes ont découvert. Il semble que nous avons tendance à mélanger deux principes : celui de la violence et de l’agressivité. Certes, les premiers humains pouvaient parfois se montrer hostiles envers des congénères qui auraient essayé de les attaquer ou leur famille. Or, ces actes isolés ne représentent pas la violence armée organisée qui viendra des milliers d’années plus tard. Au contraire, il apparaît que les tribus de chasseurs-cueilleurs étaient dans des situations d’abondance qui ne les obligeaient pas à se battre entre eux. La coopération était forte, y compris avec ceux étant nés avec des handicaps.
La notion de violence va davantage se manifester avec la sédentarisation et l’approche productiviste humaine. Comme le résumera Jean-Jacques Rousseau, les conflits vont naître de la conception de propriété, de territoire ou de différenciation dans la classe sociale. Les premières tombes d’hommes riches vont apparaître. Puis, l’âge du bronze va mener à la création des premières armes conçues non pas pour chasser mais pour tuer d’autres personnes.
Durée : 23min39