Publié le 18 février 2025Mis à jour le 20 février 2025
Les traducteurs vont-ils disparaître au profit des robots?
La force de plus en plus grande des traducteurs automatiques
La question de l’automatisation de la traduction ne date pas d’hier. Depuis plus d’un siècle, des chercheurs ont essayé de trouver le moyen de décoder une langue à l’autre par des machines. L’informatique a tout de suite stimulé ce rêve et IBM avait tenté de traduire des articles scientifiques russes en anglais avec leur système. Il n’était pas idéal, capable de reconnaître seulement 250 vocables, mais il est demeuré tout de même un modèle pendant une longue période.
Puis sont arrivés les traducteurs automatiques comme Google Translate et d’autres. Ils apprenaient en retenant des règles linguistiques. Ainsi, ils saisissaient que le verbe en français était généralement au milieu de la phrase alors qu’en allemand, il la termine. Une approche donc plus efficace… mais qui a quand même mené à des milliers de traductions absurdes, dont plusieurs se sont moqués en ligne. Or, maintenant, les traducteurs apprennent par réseau neuronal et en assimilant des documents. À force de lire des fichiers en français et en anglais, il finit par comprendre les similitudes et offrir des transcriptions impeccables.
Toutefois, le danger est premièrement celui de la prédominance anglaise, devenue la « lingua franca » en ligne. Cela peut nuire aux traductions entre des langues qui ont moins de corpus communs, par exemple, des transpositions du japonais au français. Autre problème : les robots actuels apprennent maintenant en bonne partie de leurs propres réalisations. Quiconque a parlé à un bot conversationnel sait que la langue utilisée est moyenne : niveau de langage correct, sans erreurs mais sans fioritures ou sans compréhensions des homonymes mis ensemble. Aboutira-t-on à des traductions et écrits médians ?
C’est peut-être là que les traducteurs ont une clé pour ne pas perdre leur emploi : ils peuvent rendre le travail effectué plus humain.
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