Publié le 19 septembre 2023Mis à jour le 20 septembre 2023
Quels mythes nuisent aux technologies éducatives?
Cesser de penser en fonction "d'effets escomptés"
La question des technologies en éducation est toujours sensible. Elle fait les choux gras des médias spécialisés et de la presse en général parce qu'elle met une pression sur les enseignants. Soit pour s'en méfier, soit pour les utiliser davantage. Le problème réside dans un mythe tenace par rapport aux technologies.
Pierre Dillenbourg, professeur et chercheur à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), a donné une conférence au Centre Jean Piaget. Il y aborde cette idée fausse que nous nous faisons régulièrement : la technologie n'a pas d'effets intrinsèques sur l'apprentissage. Cela semble presque évident et pourtant dès qu'une nouvelle tendance apparaît, tous demandent quels seront ses répercussions sur les enseignants.
À cela, monsieur Dillenbourg répond que tout dépend des usages faits par le professeur. Par exemple, un robot ne pourrait être que programmé en suivant une démarche dictée par le maître; le niveau pédagogique de l'activité est proche du néant mais cela peut se faire. Par contre, si un enseignant pousse ses élèves à le coder afin qu'ils sortent d'un labyrinthe ou de le garder en équilibre sur un ballon, cela exige plus de connaissances et de compétences. L'usage alors de la machine apporte réellement quelque chose.
Par conséquent, l'orateur a bien des difficultés avec ces personnes qui se demandent quand les robots prendront en charge une classe. Ça n'est pas du tout l'objectif des chercheurs, selon lui, qui veulent bien plus offrir des possibilités didactiques au corps enseignant. Les technologies éducatives, comme le dira bien le professeur, "permettent des activités cognitives qui ont un effet d'apprentissage si dûment orchestrées par l'enseignant".
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
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