Dossiers de la semaine

Apprendre avec la vidéo

Sur YouTube, 90 000 vidéos sont vus par seconde, 1 milliard d'heures y sont visionnées par jour. Ajoutez-y Vimeo, Daily Motion, Twitch, TikTok, Ted, Vevo, ainsi que la plupart des médias et institutions qui proposent des vidéos et on en arrive à saisir l’ampleur du phénomène : mondial.  Sur le lot des productions, un bon nombre ont une valeur éducative pour apprendre, montrer, sensibiliser, découvrir, enseigner.

On apprend par le vidéo plus que jamais à l'école mais surtout en dehors car on a bien compris que l’intérêt d’une personne peut se transformer en intérêt pour un produit, un service, pour un emploi et peut aussi satisfaire l’égo de son auteur. Conséquemment, à chaque minute, ce sont des milliers d’heures de vidéo qui sont ajoutées au menu.

Certains de leurs auteurs se professionnalisent et découvrent rapidement que, dans un tel contexte d’abondance et de concurrence, il faut produire régulièrement pour conserver une audience. Un vidéaste peut commencer à en vivre décemment quand il parvient à environ 1 million de vues par semaine, ce qui lui rapportera entre 500 et 5 000 $, selon le type d’audience et le niveau d’engagement. Devant ces nombres il est évident que 99 % des vidéos sont produites sans attendre de revenus directs du diffuseur. Ce qui est le cas en éducation; on vise d’autres objectifs.

On ne connait pas de recette universelle pour faire un bon video éducatif. Certains principes d’intérêt (scénarisation, sujet…) et de réalisation (son, éclairage, prise de vue, élocution…) sont à la base mais peu importe lesquels on considère, on trouvera toujours une production à succès qui ne les respectera pas, ses défauts devenant pratiquement sa marque distinctive, compensés par un élément imparable qui emporte l’attention.

Des domaines mal servis par les programmes officiels, comme l’artisanat, l’histoire, les sciences, l’éducation sexuelle et bien d’autres, sont portés en vidéo par des passionnés qui déploient leur savoir sans besoin de l’Imprimatur d’un quelconque censeur: l’interaction du public est le meilleur indicateur, ce que les programmeurs des algorithmes prennent en compte et dont les administrateurs de l’éducation devraient s’inspirer. Un cours qui ne suscite pas d’interactions n’est pas un bon cours. L’apprentissage se fait avec la participation volontaire de l’étudiant. Un injonction n’y change pas grand chose; pas besoin de forcer personne à regarder un vidéo, il trouvera bien celui qui l’intéresse parmi ceux offerts et, s’il n’y en a pas, il pourra toujours en produire un. Ce dont on ne se prive pas.

Bonnes découvertes

Denys Lamontagne - [email protected]

Éléments du dossier

Recevez nos nouvelles par courriel

Chaque jour, restez informé sur l’apprentissage numérique sous toutes ses formes. Des idées et des ressources intéressantes. Profitez-en, c’est gratuit !