Nous avons évolué en réfléchissant rapidement... ce qui cause parfois des erreurs cognitives
La question des biais cognitifs est de plus en plus dans le discours en psychologie. Les spécialistes de la pensée humaine ont réalisé que nous fonctionnons sur deux schémas de pensée : un plutôt lent et analytique et un autre rapide appelé «heuristique». Ces promptes réflexions ont été très efficaces pour permettre à l'être humain de survivre. Lors de dangers réels, il vaut mieux penser et réagir rapidement.
Or, nous ne sommes que rarement dans de tels contextes. Nous sommes généralement beaucoup plus confortables dans notre quotidien. Néanmoins, notre cerveau continue d'avoir des analyses vives, très souvent erronées. Une des plus fréquentes erreurs est la corrélation illusoire : il va associer un fait avec un autre et créer un lien de causalité alors que cela demanderait bien plus d'études et d'observations avant de conclure quoi que ce soit. Un sportif aura l'impression que parce qu'il a porté un bracelet offert par sa grand-mère et qu'il a gagné, que l'objet a mené à sa réussite. Cela va même le pousser à des résultats moindres s'il ne l'a pas, une prophétie autoréalisatrice en somme.
Nous avons aussi un biais de supériorité illusoire. Nous croyons généralement tous que nous sommes plus intelligents que la moyenne. Ce qui mathématiquement n'a aucun sens puisqu'elle serait alors très élevée. Cette pensée aide à ne pas se sentir inférieur et déprimer mais devient problématique quand elle nous fait affirmer toutes sortes de chose sur des enjeux sanitaires, sociaux, historiques et autres.
Si les ressources en ligne ne sont pas plus souvent utilisées ce n’est ni en raison de leurs qualités, ni de leur accessibilité mais bien de leurs conditions d’utilisation qui ne peuvent pas dépendre que d’un professeur isolé.
L'effort d'intégration des ressources éducatives est complexe. On a besoin du support de toute l’institution. La plupart des «meilleures pratique» le démontrent. On commence à comprendre pourquoi. Suggestions
Une étude intéressante met en lumière à partir de ces traces le processus d'intégration des apprenants à la communauté virtuelle d'apprentissage et leur rapport à celle-ci. Une mine de secrets, souvent insoupçonnés, qui peuvent contribuer à modéliser l'encadrement.
Dans un marché connaissant une expansion en flèche d’internet haut débit, la Tunisie se développe en matière d’e-formation. La mise en place des conditions d’accès à la eformation est aussi intégrée aux orientations de la réforme de la formation du plan 2014-2018.