Pour un étudiant qui arrive dans une nouvelle école, il n'y a pas que l'école qui soit nouvelle, presque tout réclame son attention : nouveaux compagnons, nouvelles règles, nouvelles activités, nouveaux enseignants, nouveaux sujets. Pour un enseignant, ce seront aussi de nouveaux élèves... il lui faut les connaître. L’enseignant, comme le maçon qui pose la première rangée de briques d’un mur, préfère prendre son temps et s’assurer des préalables de ses étudiants s’il veut progresser correctement par la suite en se basant sur des observations et non des suppositions.
Des préalables il s’en trouve à tous les niveaux, comme la maîtrise des connaissances de base par ses étudiants, l’accès à des locaux adéquats ou une bonne planification de cours pour la session. Au delà d’avoir un manuel et des chaises pour tout le monde, les exigences deviennent plus élevées à mesure que le niveau académique progresse. S'il est rare que toutes les conditions soient réunies pour l'atteinte du succès, l'enseignant peut identifier ce qui sera essentiel à chacun même s'il doit le plus souvent «faire avec» le manque de ressources ou de support.
Si l’entraide, la coopération et la débrouillardise se manifestent, ce ne sont pas pour autant des indicateurs d’une situation optimale; l’efficacité pédagogique demeure le meilleur barème. Certaines écoles bien équipées ne font pas mieux que d’autres moins favorisées mais plus dynamiques, cependant rarement des écoles vétustes figurent parmi les plus performantes.
Comment initier, introduire, préparer, motiver et faire en sorte que tous se mobilisent suffisamment pour connaître le succès ? Comment obtenir l’adhésion et la participation ? Comment faire tomber les craintes et réticences ? Certains étudiants sont convaincus de leurs inaptitudes… comment leur faire changer d’idée ?
Cette édition suggère plusieurs bonnes façons d'affronter l'inconnu, de commencer quelque chose de nouveau et y persister.
Bonne rentrée
Denys Lamontagne - [email protected]