Dossiers de la semaine

Ajustements

On continue comme ça ou on change des choses ? Viser mieux est dans notre nature, reste à identifier ce qui est «mieux» et pour qui. Entouré des parents et amis, la pause de la nouvelle année est l’occasion d’y réfléchir. Au retour, en janvier, on reprendra là où on avait laissé et, on espère, en ayant retrouvé sa pleine motivation.

Les opérations de tout organisme, qu’il soit biologique ou social, sont graduées à quatre niveaux d’activité : basal, normal, intense et urgence. Au mode basal, rien n’est produit, c’est le fonctionnement minimal : hibernation, sommeil, détente, attente, récupération. On ne peut pas toujours rester dans cet état, on préfère généralement opérer au mode d’activité normal, là où on effectue ce que l’on a à faire, y compris se former ou se développer. C’est l’état où tout est sous contrôle et où la «production» est optimale, dans le plaisir. La vraie vie.

Au mode intense un certain nombre d’activités non-essentielles sont reportées. Le travail consiste à mener à terme l’activité, le projet ou régler une situation avec satisfaction et ensuite retourner en mode normal. On peut continuer d’opérer aussi longtemps que nécessaire pour y parvenir, surtout si l’enthousiasme est au rendez-vous, mais pas indéfiniment.  En mode urgence, c’est autre chose. Que 30 blessés arrivent en même temps dans un hôpital, qu’une partie d’une école soit inondée, qu’un élève soit en crise ou que l’on soit malade, toutes les ressources seront mobilisées pour faire face à la situation et rétablir le fonctionnement à un niveau supportable. À la différence des autres modes, on ne peut pas rester en mode urgence très longtemps.

Comment se fait-il que l’on s'épuise ou que l’on perde tout plaisir à son activité ? La plupart du temps il s'agit d'une situation «intense» qui persiste, sans conclusion ni espoir de retour à «normal». Que ce soit au niveau des élèves, des profs ou de l’administration, le propre des solutions et des organisations que l’on préfère est de viser un niveau d’activité soutenable et, de préférence, dans le plaisir. Bien des manières d’y arriver sont proposées et toutes demandent de prendre une pause pour y réfléchir… c’est le temps d’un bilan.

Bonne fin d’année

Denys Lamontagne - [email protected]

Illustration : Ri Butov sur Pixabay

Éléments du dossier

Recevez notre Dossier de la semaine par courriel

Restez informé sur l’apprentissage numérique sous toutes ses formes. Des idées et des ressources intéressantes. Profitez-en, c’est gratuit !