Trop de voitures ! Le pavé dans la mare est lancé. L'anathème pour ceux qui osent l'affirmer.
Trop de touristes, des villes suffoquent et une industrie s'en alarme.
4 milliards de personnes prennent l'avion chaque année.
Le volume du commerce international dépasse les 25 000 milliards de dollars selon l'OMC et augmentent de 4 à 6 % par an...
Le droit de se déplacer fait partie des droits fondamentaux. Le transport des denrées assure une plus grande prospérité pour tous. Qu’une région ait un surplus de maïs, de fer ou de quoi que ce soit, d’autres régions pourront en profiter dans la mesure où on peut les transporter. Les communications sont une bonne chose. Les routes, les ponts, les ports, les gares, les quais sont des lieux importants mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas une dose, un optimum à ne pas dépasser.
Quand des embouteillages deviennent récurrents, que les désagréments causées par les transports deviennent insupportables, que la surface occupée et que les ressources qui y sont consacrées deviennent excessives, il devient évident que l’optimum est dépassé et que nous devions revoir nos priorités et façons de faire.
Des alternatives techniques se proposent : trains rapides, voitures électriques, vélos assistés, drones de livraison, dirigeables lourds, navires à voile, services d’auto-partage, etc. Mais aussi une remise en question de nos rapports de consommation : Qui a besoin de 10 variétés d’un même produit ? Quelle est la nécessité de visiter Bali ou le Machu Pichu ? Pourquoi des litchis et des ananas frais à l’année dans des régions où ils ne poussent pas? Pourquoi un mega centre d’achats à 30 km de chez soi ? Bien des réponses proposées, comme la voiture électrique ou les drones sont loin d’avoir démontré leur valeur comme solution à nos problèmes de transport.
Des questions autour du transport, il s’en pose beaucoup. Ça commence à bouger.
Denys Lamontagne - [email protected]
Illustration : xload - DepositPhotos