Pas de cellulaire à l’école ? Nouveau système de gestion informatique ? Nouvelle direction ? Nouveaux comportements des étudiants ? Impossible de faire tout à fait comme avant et pourtant tous vont s’appuyer sur ce qui s’est fait avant, ne serait-ce que pour comparer.
On ne part pas de zéro, on a de l'expérience. Même si c'est un nouveau groupe, c'est le même enseignant. Ce qui va se passer est une chimie entre le groupe, l'enseignant et le milieu. Ce ne sera pas comme l’an passé, pour toutes sortes de raisons... Des règles ont changé, le programme aussi, tout comme les attentes et les façons de faire.
Bien sur on va retrouver collègues, amis, anciens élèves et aussi de nouveaux venus, en plus des pré-jugés envers ceux pour qui notre idée est faite et probablement la leur aussi envers nous. Si certaines positions changent en début d’année, une sédimentation s’accomplit rapidement. Tous s’ajustent.
Nous avons de l’expérience et les autres aussi. Mais qu’est-ce que l’expérience ? Nous créons une situation, nous obtenons des données et nous tentons d’en tirer une conclusion, un principe, une méthode et même parfois une théorie. Les données tirées de l’expérience sont situées. Elles sont acquises dans un contexte. C’est la matière essentielle de l’enseignement.
L’I.A.
propose un accès inégalé à l’expérience humaine accumulée; alors que
reste t’il à l’enseignant ? : le contexte, ce qui donne le sens. Une
expérience sans contexte, sans participation, n’est pas acquise. Dans le
contexte réside la valeur de l’enseignement qui développe de réelles
compétences, adaptables aux imprévus et aux impondérables. L’usage d’une
I.A. est pertinent dans la mesure où on lui fournit le contexte. Les
étudiants et les enseignants vont certainement devenir des experts du
contexte. Reste à savoir s’ils enregistreront véritablement l’expérience
proposée par l’I.A.
Bonne lecture
Denys Lamontagne - [email protected]
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